Le milieu de l’année arrive et beaucoup d’entreprises revoient résultats, processus et objectifs. Un domaine reste pourtant souvent hors de cette analyse : le niveau réel de langues de l’équipe. Détecter des lacunes sur ce point peut faire la différence entre saisir des opportunités internationales et les perdre faute de préparation. Dans cet article, vous verrez comment identifier ces lacunes de façon pratique et que faire de cette information.
Pourquoi revoir les langues lors de la mid-year review ?
Dans beaucoup d’entreprises, la langue fait déjà partie du travail quotidien. Pas seulement dans les services commerciaux, mais aussi aux opérations, au service client, aux achats, à la direction ou aux ressources humaines. Le problème apparaît quand on tient pour acquis que l’équipe se débrouille en contexte international et que la réalité prouve le contraire.
Cela se voit dans des réunions où certaines personnes n’interviennent pas, des courriels peu clairs, des présentations hésitantes ou des négociations qui avancent plus lentement que prévu. La mid-year review est un bon moment pour examiner ce point, car elle permet de détecter les écarts avant la clôture du premier semestre tout en laissant la marge pour les corriger.
Signes clairs de lacunes linguistiques
Il n’est pas nécessaire d’attendre un problème grave pour voir que quelque chose ne fonctionne pas. Dans bien des cas, les lacunes sont déjà visibles au quotidien.
Manque de participation en réunion
Quand une personne évite d’intervenir, répond par des phrases très brèves ou s’en remet systématiquement à un collègue, ce n’est pas toujours par manque de connaissances techniques. Il y a souvent une barrière linguistique derrière.
Difficultés à communiquer avec précision
Certaines équipes comprennent la langue dans les grandes lignes, mais ne parviennent pas à transmettre des nuances, à négocier avec assurance ou à rédiger des messages au niveau professionnel qu’exige leur poste.
Dépendance vis-à-vis de quelques profils
Dans certaines entreprises, ce sont toujours les mêmes personnes qui assument les appels, réunions ou courriels en anglais. Cela crée une surcharge et montre que la compétence est mal répartie.
Impact sur l’activité
La lacune cesse d’être une question de formation lorsqu’elle affecte les signatures commerciales, la coordination internationale, l’expérience client ou l’efficacité interne.

Comment identifier les lacunes de façon structurée
Détecter une lacune linguistique ne consiste pas seulement à demander qui a un « bon niveau » et qui non. L’utile est de comparer ce dont chaque poste a besoin avec ce que chaque personne peut faire aujourd’hui dans son contexte réel de travail.
1. Analysez les besoins concrets de chaque rôle
Tous les postes n’exigent pas les mêmes compétences. Un commercial peut avoir besoin d’aisance pour négocier, un profil technique de précision pour expliquer des procédés, et un manager de savoir animer des réunions ou présenter des résultats.
Avant d’évaluer, il convient donc de définir quelles situations de communication sont critiques dans chaque fonction. Cette base évite les décisions génériques et rend la revue réellement utile.
2. Évaluez le niveau réel, pas le niveau perçu
L’une des erreurs les plus fréquentes consiste à se fier à des impressions du type « il se débrouille bien » ou « elle comprend pas mal ». Pour décider, il faut quelque chose de plus objectif.
Une évaluation initiale avec des critères clairs peut vous aider, en combinant test de niveau, observation en situation réelle et analyse par compétence. Cette approche rejoint bien ce que propose ALOS dans son article sur comment former votre équipe en langues sans perdre d’heures de travail, où l’on insiste sur le fait que la formation ne fonctionne que si elle part de besoins concrets et non de programmes standard.
3. Repérez des tendances par service ou département
L’analyse ne doit pas rester individuelle. Souvent, le problème ne vient pas d’une personne, mais d’un service entier qui ne dispose pas du niveau requis face à une nouvelle réalité de l’activité.
Il peut arriver, par exemple, que l’équipe commerciale ait une bonne attitude mais peu de capacité à négocier en anglais, ou que les opérations se bloquent dans la gestion d’incidents avec des fournisseurs internationaux. Voir ces tendances aide à prioriser.
4. Reliez la lacune aux objectifs de l’entreprise
Toutes les lacunes n’ont pas la même urgence. Si une carence affecte des processus internes mineurs, l’impact restera limité. Mais si elle conditionne les ventes, l’expansion internationale ou la coordination entre sites, la priorité change.
Il est donc utile d’aborder la formation dans une logique business. Sur ce point, l’approche d’ALOS dans son article sur comment aligner la formation en langues sur les objectifs de l’entreprise est également cohérente : l’apprentissage doit répondre à des buts concrets et mesurables au sein de l’organisation.
Que faire une fois les lacunes détectées
Identifier le problème n’est que la première étape. L’important est de transformer ce diagnostic en plan utile.
Priorisez les profils à plus fort impact
Il n’est pas toujours pertinent de former tout l’effectif en même temps. Le plus efficace est généralement de commencer par les équipes les plus exposées à l’international ou aux fonctions critiques pour l’activité.
Concevez une formation appliquée au poste
La formation fonctionne mieux lorsqu’elle travaille sur de vraies réunions, des courriels habituels, des présentations, des appels ou des négociations concrètes. Plus le contenu est relié au quotidien, plus l’apprentissage se transfère facilement au travail.
Mesurez les progrès avec des indicateurs utiles
Il ne suffit pas de suivre l’assiduité ou le nombre d’heures. Mieux vaut observer s’il y a plus de participation, moins d’erreurs de communication, plus d’autonomie ou de meilleures performances en contexte international.
Revoyez l’évolution par cycles courts
La mid-year review ne devrait pas être un point isolé. Elle peut ouvrir un suivi avec des revues périodiques et de petits ajustements tout au long de l’année.

Erreurs fréquentes lors de la revue des langues de l’équipe
L’une des erreurs les plus courantes est d’évaluer tout le monde avec le même critère, sans tenir compte des fonctions ni du contexte. Un autre défaut fréquent est de lancer une formation sans diagnostic préalable. Il est également courant de ne mesurer que le niveau théorique et non la capacité réelle d’usage au poste.
Dans ce cas, l’entreprise investit sans voir de résultats clairs. Et le problème vient rarement de la langue elle-même, mais de la façon dont la revue et la réponse ont été conçues.
Détectez les lacunes linguistiques avant la clôture du semestre
Nous évaluons le niveau réel par rôle, identifions les profils critiques et concevons une formation appliquée au poste. Transformez le diagnostic en un plan qui fonctionne.
Demandez-nous une proposition →Questions fréquentes
L’idéal est de le faire au moins deux fois par an, en même temps que les revues de performance ou la planification des objectifs. Les besoins sont ainsi détectés avec assez de marge pour agir.
Pas toujours, mais cela aide beaucoup. L’idéal est de combiner une évaluation objective et l’observation de situations réelles du poste pour obtenir une image plus complète.
Non. Chaque domaine requiert des compétences différentes. L’important n’est pas d’exiger le même niveau de tous, mais le niveau adapté à chaque fonction.
Revoir les langues de l’équipe avant la clôture du premier semestre permet de détecter des carences qui affectent souvent déjà le travail quotidien. Quand l’analyse est menée avec discernement et reliée à des objectifs réels, la formation cesse d’être un extra et devient un outil d’amélioration.
Si vous souhaitez identifier les lacunes linguistiques de votre équipe et mettre en place une formation adaptée à votre entreprise, ALOS peut vous aider à concevoir un plan sur mesure.




